Le laboratoire de référence pour les encéphalopathies spongiformes transmissibles (Est) de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) « a isolé sur les cerveaux de deux moutons une souche présentant un profil différent de celui communément observé en cas de tremblante ». Ces deux cas ont été découverts « dans le centre de la France », dans deux élevages distincts, éloignés l'un de l'autre, a-t-on précisé au ministère.
Les deux moutons « n'ont pas été mis à la consommation » de même que l'ensemble des cheptels dont ils provenaient, qui ont été placés sous surveillance et isolés, a-t-on indiqué de même source. Les cas de tremblante touchant des ovins sont « peu fréquent » en France, a-t-on ajouté sans pouvoir préciser à quand remontaient les derniers cas.
Le prélèvement et les données concernant ces ovins « ont été communiqués au laboratoire communautaire de référence de Weybridge au Royaume Uni » pour des « analyses complétaires » et « la Commission européenne en a été informée », précise le communiqué du ministère. « On aura davantage de précisions d'ici quelques jours lorsque seront connus les résultats communautaires », a ajouté la source ministérielle, même si, selon le communiqué, il faudra une année de tests biologiques pour avoir les résultats définitifs. Dans la mesure où ce profil de la maladie « n'est pas connu, il est important de savoir exactement ce qu'il en résulte et de savoir dans quelle condition il peut être transmissible », a-t-elle déclaré.
La tremblante du mouton est une maladie neurologique contagieuse à prion, comme le sont l'encéphalie spongiforme bovine (Esb), la maladie de Creutzfeldt-Jakob classique ou son nouveau variant, forme humaine de la maladie de la vache folle. En France, 40.000 moutons ont été testés pour savoir s'ils étaient porteurs de la maladie de l'Est en 2005, a indiqué à l'Afp un porte-parole du ministère de l'Agriculture. L'Est est connue en France depuis 200 à 250 ans, a-t-il ajouté.
Cette maladie était encore très courante dans les campagnes françaises il y a 150 ans, a indiqué un médecin de campagne des Cévennes, présent au salon de l'Agriculture de Paris, qui s'est étonné, auprès de l'Afp, de la résurgence de cette maladie.
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