Le chef de l'Etat, qui s'exprimait à l'issue d'une réunion organisée dès son arrivée au Salon avec des responsables vétérinaires et des responsables de la filière avicole, a rappelé que l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) avait souligné à de nombreuses reprises que « le virus était détruit automatiquement à la cuisson ».
« Il n'y a donc strictement aucun danger », a répété Chirac en déplorant « que, hélas, on voit se développer avec les conséquences économiques et sociales que cela comporte une espèce de panique totalement injustifiée ». « J'appelle solennellement notamment ceux qui ont pour vocation à informer » à rappeler qu'il n'y a « aucun danger à consommer de la volaille et des oeufs », a insisté le président.
Le chef de l'Etat a également assuré que « bien sûr », il devait y « avoir une solidarité nationale au bénéfice des producteurs », au moment où, a-t-il dit, « la filière avicole est profondément touchée et perturbée » après l'apparition des premiers cas de contamination de volailles au virus H5N1.
Dès son arrivée au Salon peu avant 08H30, le président de la République a organisé une réunion de travail avec trois responsables vétérinaires et trois responsables de la filière avicole. A l'issue de la réunion, le ministre de l'Agriculture, Dominique Bussereau, qui accompagne le chef de l'Etat, s'est dit « heureux » de l'appel solennel de Jacques Chirac. Il a affirmé en outre que le président avait conforté le dispositif de surveillance mis en place par le gouvernement pour contenir la grippe aviaire en France.
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