Jacques Chirac a souligné la "mobilisation totale du gouvernement et des pouvoirs publics" après la découverte d'un cas suspect de grippe aviaire dans un élevage de l'Ain, jeudi dans un communiqué.
"A la suite de la suspicion de contamination d'un élevage de dindes par le virus de la grippe aviaire dans le département de l'Ain, le chef de l'Etat a tenu à faire part de la mobilisation totale du gouvernement et des pouvoirs publics pour faire face à cette situation", a indiqué l'Elysée dans un communiqué, après que M. Chirac eut reçu Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA. "Toutes les mesures de surveillance, de protection et d'actions vétérinaires et sanitaires sont prises sans délai", a ajouté la présidence, précisant que M. Chirac a "assuré le président de la FNSEA de la solidarité de la nation face aux difficultés notamment économiques auxquelles sont confrontés les producteurs de volailles".
Un cas de virus H5N1 de grippe aviaire est suspecté dans un élevage de volailles de dindes dans l'Ain, ce qui serait le premier élevage européen touché. Deux premiers cas français du virus H5N1 ont déjà été découverts samedi et mercredi soir, également dans l'Ain, mais il s'agissait de canards sauvages et non de volailles d'élevages. M. Chirac a également "souligné à M. Lemétayer qu'il savait pouvoir compter sur l'engagement total des éleveurs de volailles pour garantir aux Français la sécurité de leur alimentation", selon le communiqué de l'Elysée. Jacques Chirac avait tenu à rassurer les Français, mercredi lors du conseil des ministres, en affirmant qu'"il n'y a pas de danger à consommer de la viande de volaille et des oeufs".
A sa sortie de l'Elysée, M. Lemétayer s'est déclaré pour sa part "inquiet" jeudi par la découverte de ce cas. "Mon inquiétude tient à toutes les questions que vont se poser les consommateurs", a-t-il indiqué, soulignant que la baisse de consommation de volailles en France était "actuellement de l'ordre de 30%". Il a rappelé que la filière totalisait "12.000 tonnes de stocks pour les ventes à l'exportation et 20.000 tonnes de stocks qui n'ont pas été écoulées sur le marché français". "La filière est d'ores et déjà sinistrée", a-t-il souligné, demandant l'application urgente des mesures d'aide du gouvernement, aux éleveurs et aux entreprises de la filière. "On n'a pas le droit de laisser sombrer une filière aussi importante", a-t-il ajouté, soulignant le fait que la France était le premier producteur de volailles en Europe. M. Chirac, qui doit inaugurer samedi le 43ème salon de l'Agriculture, a prévu de rencontrer à cette occasion les représentants de la filière avicole et les responsables des services vétérinaires, selon l'Elysée.
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