Grâce à une antenne radar à huit mètres au-dessus des marais, des scientifiques scrutent dans le parc naturel de Camargue, dans le sud-est de la France, les migrations des oiseaux, avec une attention renforcée face à la menace de la grippe aviaire.
"Ici, on joue aux paparazzis des oiseaux migrateurs. On est comme des sentinelles guettant leurs déplacements", affirme Jean-Claude Ricci, directeur de l'Institut méditerranéen du patrimoine cynégétique et faunistique (IMPCF), qui a lancé ce projet de comptage et d'observation des flux migratoires par radar.
Avec les récents cas de grippe aviaire détectés en Europe mais aussi en Afrique, les oiseaux migrateurs --oies sauvages, sarcelles, cigognes et autres cygnes-- voient leurs mouvements suivis à la trace.
L'équipe de "sentinelles" de l'IMPCF installée près des Saintes-Maries-de-la-Mer sait qu'elle joue un rôle important "dans l'ensemble des mesures de précaution prises en France", souligne M. Ricci. Dès que "nous verrons le début des grandes migrations prénuptiales, nous avertirons les services sanitaires concernés", explique-t-il.
Selon l'IMPCF, "le gros de ces traversées migratoires n'a pas encore commencé en Camargue. Mais ceci est valable à la date d'aujourd'hui et peut changer très vite". Le parc naturel régional affirme pour sa part avoir vu des vols début février. La Camargue est une des principales zones de transit pour les migrateurs en France.
Derrière l'écran d'ordinateur placé dans un camping car, à côté du radar, deux spécialistes observent donc attentivement les mouvements des oiseaux. Le radar balaie un rayon de trois kilomètres. Les canards, flamants roses ou cormorans qui passent l'hiver en Camargue apparaissent sous la forme de points jaunes sur l'écran. Leur trajectoire est visible sous forme d'une ligne verte puisque le radar les suit sur des durées de dix minutes dans la même position.
Quand le radar est placé à la verticale, il permet de déterminer "les quantités" d'oiseaux qui survolent la région et à quelle hauteur. Le radar détecte également les mouvements nocturnes, une avancée importante quand beaucoup de migrateurs préfèrent la nuit pour se déplacer, selon M. Ricci.
L'IMPF effectue ces comptages deux fois 24 heures tous les 10 jours. Le projet, lancé avant la grippe aviaire, doit durer trois ans et permettre de cerner au mieux les périodes de migration. "Bien sûr, il y a des craintes avec l'apparition de la grippe aviaire en Afrique, mais en même temps, les oiseaux touchés là-bas par le virus H5N1 n'auront sûrement pas la force d'arriver jusqu'en Camargue", estime M. Ricci. Ces oiseaux peuvent cependant porter d'autres variantes pathogènes. Les contacts entre oiseaux se multipliant en période migratoire, la vigilance reste de mise.
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