La chambre de l'instruction a considéré que la juge Anne-Marie Bellot aurait dû solliciter l'avis d'un vétérinaire avant d'ordonner l'abattage du troupeau, selon cette même source. Les analyses d'urine ordonnées par la juge Bellot avaient révélé la présence d'une hormone, la thiouracile, qui provoque une prise de poids rapide et qui est potentiellement dangereuse pour l'homme. "C'est une décision de sagesse puisque aujourd'hui, il n'est pas techniquement démontré que des produits anabolisants auraient été administrés à ces animaux", a déclaré vendredi à l'AFP l'avocat du propriétaire Pierre Dartout, Me Jean-Marc Fedida.
L'avocat avait fait appel des ordonnances, s'opposant à la destruction des carcasses des veaux pour pouvoir procéder à une contre-expertise demandée à la juge. "Au-delà de 115 jours d'élevage, les veaux devenus des taurillons, ne sont de toute façon plus commercialisables", avait-il dit à l'AFP avant la décision de la Chambre. Me Fedida avait également indiqué qu'il avait fait réaliser une contre-expertise officieuse dans un laboratoire belge sur les dix autres élevages touchés par l'abattage mais qui, selon lui, n'ont pas été concernés par l'expertise judiciaire. Toujours selon l'avocat, ces analyses sur des prélèvements effectués par un huissier n'ont pas révélé la présence de thiouracile.
L'un des onze éleveurs, en charge de nourrir les veaux, a également fait appel. Cet abattage constituait une décision rarissime pour la justice française. Quatre personnes, dont M. Dartout, avaient été mises en examen en décembre dans cette affaire pour "détention et cession de substances anabolisantes et de substances sans justification (médicaments sans ordonnance)". M. Dartout, également poursuivi pour "tromperie", avait été placé quelques jours en détention. Il fournissait les veaux et l'alimentation qui leur était destinée. Au total, douze éleveurs et marchands de bestiaux avaient été arrêtés début décembre dans le Gers, les Landes, les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques.
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