"Si les ventes et les prix chutent, la Commission ne peut rien faire", a souligné Michael Mann, porte-parole du commissaire à l'Agriculture, Mariann Fischer Boel. La consommation de volailles a déjà chuté dans nombre de pays d'Europe par crainte de la grippe aviaire, surtout dans ceux déjà touchés comme l'Italie et l'Autriche, même si elle reste sans danger pour la santé humaine. En Italie, la consommation a dégringolé "de 70% en deux jours seulement" mardi et mercredi, après la découverte le week-end précédent du virus H5N1 sur des cygnes sauvages, s'est alarmé un syndicat d'éleveurs italien.
Au niveau national, les Etats membres sont libres d'aider leurs agriculteurs, sans avoir l'autorisation de Bruxelles, dans un maximum de 3.000 euros sur trois ans. Au niveau européen, "la seule situation où nous pouvons intervenir est lorsque le fermier est contraint de détruire des volailles et des oeufs", a expliqué M. Mann. "Dans ce cas, si un pays veut aider ses fermiers, il doit nous informer. Il y a des critères très stricts sur les aides d'Etat: un fermier doit prouver qu'il a eu au moins 30% de pertes de revenus à cause de la maladie". A ce stade, la Commission n'a reçu aucune demande d'Etat membre dans ce sens. La Grèce et l'Italie ont cependant demandé à la Commission de fournir une information à ce sujet lors de la prochaine réunion des ministres européens de l'agriculture, lundi à Bruxelles.
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