"C'est préoccupant parce que la maladie s'est installée sur le continent africain, avec toutes les conséquences que cela peut avoir", a estimé le directeur-général adjoint de l'OIE, Jean-Luc Angot, dans un entretien avec l'AFP. Pour juguler l'expansion du virus, identifié comme étant une souche hautement pathogène du H5N1, identique à la souche turque, "il faut une détection précoce et une réaction rapide", a souligné le Dr Angot. Mais "on sait qu'il n'y a pas en Afrique une infrastructure vétérinaire de surveillance, de détection et de contrôle qui soit suffisante".
C'est pour cette raison que l'OIE va préconiser une vaccination massive des volailles autour des foyers d'infection, a-t-il expliqué. L'organisation vétérinaire internationale, qui a dépêché une équipe sur place, proposera une aide financière d'urgence afin de mener à bien une telle campagne. Il faut également que les pays proches et situés sur la route des oiseaux migrateurs, notamment le Tchad, "renforcent leur vigilance", a souligné le Dr Angot. "On pense que ce sont les oiseaux migrateurs qui ont amené la maladie au Nigeria, on peut penser que d'autres élevages ont été touchés et même d'autres pays limitrophes qui se situent sur le trajet des oiseaux migrateurs".
L'élevage touché au Nigeria étant un gros élevage, "la mortalité est apparue plus facilement", a estimé le vétérinaire. 40.000 oiseaux sur les 46.000 poules, oies et autruches que comptent l'élevage sont morts, les décès ayant été au départ imputés à un colibacille. "Ce qu'on craint, a-t-il continué, c'est que si le virus atteint de petits élevages, qui constituent les revenus de la famille, les gens ne déclarent pas la maladie et même consomment les volailles". "Ce que démontre aussi la contamination du Nigéria, c'est que des oiseaux sauvages résistent au virus et sont capables de le transporter sur de longues distances", a remarqué le Dr Angot.
D'où une inquiétude accrue pour l'Europe, que les oiseaux migrateurs regagneront au printemps. "Les risques de contaminations entre oiseaux sont d'autant plus élevés que la maladie est endémique". Et, "en Afrique, il y a de grandes chances que si la maladie s'installe, elle s'installe pour longtemps".
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