"Nous devons afficher très clairement notre objectif: nous ne devons accepter aucune réduction dans la portée de la négociation", qui concerne également les produits industriels et les services, a-t-elle dit en tirant les leçons de la conférence ministérielle de Hong Kong pour les membres de l'European Policy Center. Or, "la portée de la négociation n'est pas complètement arrêtée", a-t-elle expliqué, même après les derniers échanges à Davos entre les principaux acteurs du cycle. "Cela dépend de l'engagement des pays émergents sur les autres dossiers", a-t-elle expliqué.
Toutefois, selon Mme Lagarde, les échanges à différents niveaux organisés à Davos "indiquent un certain désir d'aller au delà d'un simple affichage" pour entrer dans de vraies discussions. "L'UE et la France comprennent et acceptent qu'elles doivent offrir un accès au marché accru en agriculture", mais il dépendra "des concessions de ceux qui veulent tirer avantage de ce que nous sommes capables d'offrir en agriculture", a-t-elle expliqué.
A Hong Kong, "l'Union européenne était plutôt isolée et nous l'avons tous ressenti", face à la pression des autres pays et des médias, a reconnu Christine Lagarde. "Nous devons adopter une stratégie de coalition", a-t-elle dit, jugeant que cet isolement de l'Europe était une faiblesse. Toutefois, "l'UE a été capable de défendre ses positions car elle était unie", a constaté Mme Lagarde, en rendant hommage, une rareté de la part d'un responsable français, à "l'excellent travail réalisé par le commissaire" européen au Commerce Peter Mandelson.
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