Des chercheurs de différentes universités américaines ont inoculé des souris avec des matériaux issus du système nerveux central et de muscles de cerfs atteints de la maladie du dépérissement chronique (MDC), ainsi que de cerfs sains. Les souris ayant reçu les injections provenant de gibier infecté sont toutes tombées malades, ce qui prouve que "des prions infectieux sont présents dans le système nerveux central comme dans les muscles" des cerfs, soulignent les biologistes dans la revue américaine Science de cette semaine. D'autres études sont en cours, afin notamment de déterminer la proportion de prions présents dans les muscles par rapport à ceux contenus dans le cerveau et la moëlle épinière, ce qui donnerait la mesure du risque potentiel lors de la consommation de la viande.
La maladie du dépérissement chronique est une maladie neurologique mortelle du même type de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB, dite maladie de la vache folle) ou de sa variante humaine (nouveau variant de la maladie de Creutzfeld-Jakob: nvMCJ). Elle frappe des ruminants d'Amérique du nord, notamment les cerfs-mulets, les cerfs de Virginie et les wapitis, qu'ils soient sauvages ou d'élevage. On ignore si elle est transmissible à l'homme. Les autorités sanitaires des Etats concernés aux Etats-Unis et au Canada recommandent toutefois déjà de ne pas consommer la cervelle ou la moelle des os du gibier manifestement malade.
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