L'accord, conclu uniquement pour le premier trimestre de 2006, prévoit une baisse du prix payé aux producteurs de 8,9 euros pour mille litres. « Cet accord prend en compte les conséquences de la réforme de la Pac (Politique agricole commune) et les difficultés de valorisation des produits industriels » (crème, beurre, poudre de lait), souligne l'interprofession.
Une baisse additionnelle - pouvant aller de 1 €/1.000 litres selon l'interprofession jusqu'à 10,50 €/1.000 litres selon la Confédération paysanne, syndicat non membre de l'interprofession - sera appliquée durant l'année 2006, pour les producteurs livrant leur lait aux entreprises fabriquant beaucoup de produits industriels. « Cet accord ne tient pas compte des coûts de production qui augmentent: c'est à nouveau le revenu des producteurs qui trinquera », s'est indignée la Confédération paysanne dans un communiqué.
Un « Comité des Sages »
Les trois familles de l'interprofession - producteurs, coopératives et industriels privés - ont d'autre par décidé de créer un « Comité des Sages » pour traiter des secteurs « en crise » et faciliter leur restructuration.
La politique laitière a, depuis les accords de Berlin (1999) puis ceux de Luxembourg (2003) réformant la politique agricole commune, subi de profonds bouleversements. Cela s'est traduit notamment par une réduction importante des soutiens des marchés (aides internes et subventions) et un transfert progressif des aides aux produits, versées aux entreprises, vers des subventions directes allouées aux producteurs.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026