Les aviculteurs français s'inquiètent de l'impact sur la consommation de la décision, vendredi, du gouvernement d'étendre le confinement des volailles de 26 à 58 départements, dans le cadre du plan de lutte contre une éventuelle pandémie de grippe aviaire.
"J'ai peur que la baisse de la consommation s'aggrave suite à cette annonce. La détresse commence à gagner les campagnes françaises", a déclaré à l'AFP Christian Marinov, directeur général adjoint de la Confédération française de l'aviculture (CFA). La consommation a chuté jusqu'à 25% pendant certaines semaines de l'automne 2005 par rapport aux semaines correspondantes de l'année précédente au moment où les premiers cas de grippe aviaire étaient détectés aux portes de l'Europe. A l'approche des fêtes, la consommation de volailles, notamment celles considérées comme "festives" (chapon, oie, dinde, pintades), s'était redressée. Une embellie de courte durée puisque, selon Alain Melot, le président de la Fédération des industries avicoles (FIA), la consommation de volailles affiche une baisse de 10% pour les premiers jours de l'année 2006. Le manque à gagner liée aux craintes d'une éventuelle arrivée de la grippe aviaire en France est chiffré à plus de 100 millions d'euros l'an dernier pour la filière avicole française, selon M. Marinov. Ce responsable regrette le manque d'aides pour les aviculteurs en difficulté. L'inquiétude grandit également concernant l'avantage que pourraient tirer les éleveurs des départements épargnés par cette mesure d'enfermement obligatoire des volailles dans les poulaillers.
Pour le CFA, le confinement "risque d'accroître les difficultés de gestion des éleveurs et d'accentuer la concurrence entre les départements où les volailles doivent être confinées et les autres". "On comprend la position du gouvernement, mais on s'étonne car les scientifiques nous disent que le risque de contamination est beaucoup plus fort par les transports terrestres que par les oiseaux migrateurs", indique M. Marinov pour qui "les animaux ne sont pas faits pour rester enfermés longtemps". Pour rassurer les consommateurs français, l'Association de promotion de la volaille française (APVF) va multiplier les messages publicitaires sur les radios pour encourager les consommateurs à acheter des volailles. Le centre d'information des viandes (CIV) a distribué plus de 300.000 brochures explicatives de la grippe aviaire et publie des pages de publicité dans les quotidiens de la presse régionale. En France, il existe 30.600 élevages professionnels, dont 12.936 avec un "parcours extérieur" (en plein air). Le total de volailles élevées en plein air était de 160 millions, soit seulement 17% du total des 916 millions de volailles (1,950 million de tonnes) produites chaque année sur l'ensemble du territoire français.
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