La dernière offre présentée fin octobre par Bruxelles, qui a mis sur la table une baisse de 46% de ses droits de douane agricoles, "n'a pas reçu d'équivalent de la part des autres membres de l'OMC", a déclaré M. Mandelson dans son discours solennel devant la conférence ministérielle de l'organisation. "Je suis déçu que les autres aient refusé de discuter de cette offre avec nous", a ajouté le commissaire, dont la proposition a été jugée insuffisante par les pays en développement et les grands exportateurs agricoles comme les Etats-Unis. Elle a en revanche été considérée excessive par certains Etats membres de l'UE comme la France.
M. Mandelson a répété son exigence d'obtenir de ses partenaires une ouverture du marché des produits industriels et des services en échange de ses concessions dans le domaine agricole. "Soyons clairs: un cycle (de négociations) consacré à une seule question (l'agriculture) ne pourra pas réussir", a-t-il averti. Il faut "davantage, bien davantage sur la table", à savoir négocier dans les secteurs de l'industrie et des services, a ajouté le commissaire, qui a appelé ses partenaires au réalisme. "Pour nous en Europe, tandis que notre secteur agricole continue à se diversifier et à se réduire sous l'impact des réformes, il va nous falloir démontrer que, grâce au cycle, s'ouvriront de nouvelles chances de créer des emplois", a-t-il expliqué.
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