"La menace principale vient de l'intérieur et non de l'extérieur", a expliqué Gonzalo Fanjul Suarez, qui dirige les études de l'organisation non-gouvernementale dans le secteur agricole. Il a dénoncé les "intérêts en place qui veulent préserver un système qui nuit à tout le monde, à l'exception des grands producteurs et exportateurs", en rappelant l'extrême concentration des énormes subventions agricoles de l'UE sur une très petit nombre de bénéficiaires. Même réformée en 2003, la PAC continue à provoquer la mort lente des exploitations familiales en Europe, pendant que le "dumping" pratiqué par l'UE sur les marchés mondiaux a conduit à éliminer des centaines de milliers de producteurs dans les pays en développement, affirme Oxfam.
"L'attitude de la France n'est pas acceptable", a notamment affirmé M. Fanjul, en ajoutant que "les données économiques invoquées (par les experts français) sont très discutables et exagèrent considérablement le risque" posé à l'agriculture européenne par les négociations du cycle de Doha. La France avait dénoncé le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson pour avoir déposé le 28 octobre une nouvelle offre agricole qui irait, selon elle, au-delà de son mandat de négociation.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026