"La Commission a atteint les lignes rouges de son mandat et les a même dépassées sur certains produits", affirme le texte. L'approche de la Commission "minimise l'évaluation de l'effort accompli par l'UE" parce qu'elle se réfère à la formule de réduction utilisée lors du précédent cycle de négociations, celui de l'Uruguay (où ce taux avait été de 36%), selon ce document. Mais dans la formule de réduction par bandes choisie par Bruxelles dans sa dernière offre, ce mode de calcul est inadapté. "A cause de ce malentendu, nous sommes en train de sous-estimer de dix points de pourcentage nos efforts", estime le document français.
Avec la formule de la Commission, "18% des lignes tarifaires devront faire face à des importations à un prix inférieur au prix intérieur communautaire", avertit Paris, qui ne comprend pas que les négociateurs européens ne classent en "produits sensibles" (mieux protégés) que 8% de ces lignes tarifaires. "Le gouvernement français estime que 15% de ces lignes tarifaires devraient être classés en produits sensibles pour ne pas subir des pertes de marché et de revenus", explique le texte. Inquiet d'autres éléments de la proposition européenne, Paris conclut que "ce cumul d'éléments pourrait rendre nécessaire une réforme anticipée de la PAC et des restructurations coûteuses".
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026