"Nous sommes prêts à réduire (nos aides internes qui faussent les échanges) d'environ 70% en partant du principe que les autres grands pays subventionnistes s'engagent à des réductions proportionnelles, même si elles ne sont pas de même ampleur", a déclaré M. Mandelson lors d'une réunion d'une quinzaine de pays membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Zurich, selon un texte distribué par ses services. Dans la matinée, le représentant américain pour le Commerce, Rob Portman, s'était dit prêt à réduire les aides américaines de 60%, tout en réclamant une baisse d'au moins 80% de la part du Japon et de l'UE, qui subventionnent davantage leur agriculture.
M. Portman a réclamé en échange une ouverture accrue des marchés des autres pays aux importations agricoles, avec une baisse de 90% des droits de douane les plus élevés. En réponse, M. Mandelson a annoncé que "pour les droits de douane les plus élevés (90% et plus), nous pourrions envisager une réduction de 60%". Il a par ailleurs approuvé le principe de la création d'un plafond pour les droits de douane à un "niveau qui crée une contrainte sévère pour tous les pays développés".
Une telle proposition est vivement critiquée par les importateurs nets de produits agricoles du G10 (Japon, Suisse, Norvège...). Un pays comme le Japon impose actuellement un droit de douane de plus de 500% sur ses importations de riz. M. Mandelson a par ailleurs proposé "un recours minimum aux produits agricoles dits sensibles" pour lesquels un traitement plus protecteur pourrait être maintenu.
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