"Les négociations à l'OMC doivent répondre à notre objectif: défendre les intérêts des agriculteurs européens et français, notamment les éleveurs", a dit M. Bussereau dans une allocution, en inaugurant le Sommet de l'Elevage à Cournon, près de Clermont-Ferrand. Le ministre a avancé "trois principes intangibles": "plus de nouvelles concessions", "le maintien de la préférence européenne" et un renoncement aux soutiens à l'exportation "à condition que les autres pays fassent de même et en apportent la preuve tangible".
"La Pac ne doit pas être remise en cause par de nouvelles concessions", a affirmé M. Bussereau: "nous l'avons réformée pour que l'Europe soit plus forte dans les négociations au sein de l'OMC car adaptée à ses règles". A propos de l'élevage, il a estimé que "dans les négociations commerciales de l'OMC, rien de ne doit fragiliser la production de viande": "il faut bien négocier la liste des produits que nous considérons comme sensibles et qui pourront bénéficier d'un traitement particulier prévu par l'accord de 2004".
Dominique Bussereau a reconnu par ailleurs, devant la presse, que le projet de loi d'orientation agricole (LOA), dont l'examen a débuté mercredi à l'Assemblée nationale, ne présentait pas de "mesures suffisantes" pour l'agriculture de montagne. "Je compte beaucoup sur les parlementaires et les élus de montagne pour amender le texte", a-t-il précisé.
Plus de 70.000 visiteurs sont attendus au Sommet de l'Elevage de Cournon, premier rendez-vous national des races à viande, qui dure jusqu'à samedi et auquel participent 750 exposants.
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