"Avec la recherche, il faut développer des variétés d'avantage résistantes et qui ont besoin de moins d'eau", a estimé le secrétaire général de l'AC3A Pierre Pouget, également directeur de la Chambre d'agriculture régionale d'Aquitaine. Cette recherche ne passe "pas forcément" par les organismes génétiquement modifiés, a estime M. Pouget, pour qui il existe une "marge de manoeuvre" en terme de création de nouvelles variétés de maïs moins gourmandes en eau.
"Les OGM, ce n'est pas notre base de réflexion, mais il faut arrêter de diaboliser cette démarche", a ajouté M. Pouget estimant qu'"il ne faut pas priver l'agriculture des progrès scientifiques dont elle a besoin". "Le maïs, c'est l'or jaune de notre région" et "40% de l'alimentation animale de notre secteur", a-t-il rappelé, en réaction à la polémique sur la maïsiculture et la gestion de l'eau, en particulier dans le Sud-Ouest.
La ministre de l'Ecologie Nelly Olin avait notamment déclaré mi-août, compte tenu des ressources actuelles en eau, qu'"il faudra faire reculer la culture du maïs" dans les années à venir. Le ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau avait pour sa part rappelé, quelques jours plus tard, que la France "a besoin de maïs" et sa culture "n'est pas menacée".
Réuni pour deux jours à Dax, le congrès de l'AC3A se penche sur l'avenir de l'agriculture dans les régions de l'espace atlantique européen, qui concerne également l'Irlande, la Grande Bretagne, l'Espagne et le Portugal.
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