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Michel Gobet a un chargement de 150 UGB et produit des broutards vendus en septembre-octobre et des femelles engraissées à l’herbe. « J’insémine toutes mes génisses et toutes les femelles qui ont des chaleurs en stabulation, ce qui représente un tiers de mes femelles. Lorsque, au printemps, je mets les animaux à l’herbe, mes deux taureaux prennent le relais. Auparavant, j’ai confirmé la gestation par des écographies sur les femelles inséminées. Je choisis mes taureaux dans les concours, plutôt pour le gabarit. Dans mon élevage, les vêlages se passent bien. Je cherche plutôt à rapporter un peu de viande. J’ai des vêlages de printemps pour des GMQ moyens de 1.000 g sur les femelles et 1.100 g sur les mâles. » |
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Pour en savoir plus :
Lire l'article « Elevage allaitant - IA ou monte naturelle : le choix n’est pas économique en cliquant ICI. |
Il n’y a pas à opposer les choix IA ou MN
« Cette complémentarité est très répandue dans notre région Bourgogne », complète Régis Grémion, conseiller en génétique allaitante à la Chambre d’agriculture de Saône et Loire.
« Selon moi, il n’y a pas à opposer les choix IA ou MN, la meilleure solution étant peut-être dans la complémentarité. L’IA est plus couramment pratiquée sur les femelles ayant des vêlages précoces et sur les génisses, qui sont mises à la reproduction un peu plus tôt que les vaches. Ce phénomène est assez généralisé », constate le technicien.
« Je rappelle, que selon les statistiques des inséminations charolaises réalisées en 2004, les trois taureaux les plus utilisés en race pure sont des taureaux utilisables sur génisses. Ces trois premiers sont Malicieux (23.500 IAP), Nelson (20.800 IAP) et Lorsini (11.950) qui totalisent à eux seuls 55.000 IA. »
Inséminer soi-même ses animaux est une voie intéressante
« J’observe actuellement un léger mouvement de décalage des vêlages sur l’automne, qui pourra faciliter le recours à l’IA pour les éleveurs », ajoute Régis Grémion. « Et dans l’avenir, je pense que la possibilité pour un éleveur d’inséminer soi-même ses animaux est une voie intéressante. Elle est pratiquée avec beaucoup de succès dans les pays anglo-saxons. Nous allons nous-mêmes à l’automne mettre en place une formation, en collaboration avec la coopérative d’insémination, destinée aux éleveurs qui souhaitent acquérir les compétences pour inséminer eux-mêmes leurs vaches. »
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