La Grande-Bretagne a entamé vendredi la présidence d'une Union européenne en pleine crise à propos de la Constitution et de son budget, une période de six mois qu'elle espère mettre à profit pour faire avancer ses propositions de réformes.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, et plusieurs commissaires européens sont attendus à Londres, pour cette journée inaugurale. M. Barroso et le Premier ministre britannique Tony Blair doivent tenir une conférence de presse dans l'après midi.
Trois dossiers importants attendent Londres au cours des six mois à venir : l'avenir de la Constitution, rejetée par les électeurs français et néerlandais, le budget pour la période 2007-2013, sur lequel les 25 ne sont pas parvenus à un accord lors du sommet de Bruxelles les 16 et 17 juin, et l'élargissement de l'Union, avec en particulier la question de l'adhésion éventuelle de la Turquie.
Tony Blair, qui dit être un Européen "passionné", entend lui profiter de la crise et la transformer en opportunité pour réformer l'UE. Lors de son discours de présentation de ses priorités devant le parlement européen le 23 juin, il a appelé à un grand débat sur l'avenir des 25, en se présentant comme l'homme d'une Europe moderne à même de faire face aux défis de la mondialisation, notamment par le développement des budgets de la recherche et des nouvelles technologies.
Toutefois, nombre d'observateurs émettent des doutes sur la capacité de Londres à faire aboutir les dossiers les plus urgents. Sur la Constitution européenne, les dirigeants européens ont en effet convenu lors du sommet de Bruxelles qu'il était urgent d'attendre. Et alors que plusieurs pays, dont l'Allemagne, font face à des élections législatives dans les mois qui viennent, il est fort probable qu'aucune solution ne sera trouvée d'ici à la fin de l'année.
Concernant le budget de l'UE, Londres est en opposition frontale avec Paris à propos du rabais britannique et de la Politique agricole commune (PAC), à laquelle la France ne veut pas toucher, ce qui rend tout compromis improbable à court terme. Enfin, sur l'élargissement, Londres risque également de trouver certains de ses partenaires sur son chemin en raison des réticences apparues sur l'adhésion de la Turquie.
Jeudi, Jack Straw a réaffirmé que le Royaume Uni était "fermement engagé" en faveur de cette adhésion. La veille, le commissaire européen à l'Elargissement, Olli Rehn, avait affirmé qu'il n'envisageait pas que les dirigeants de l'Union européenne reportent l'ouverture prévue le 3 octobre des négociations d'adhésion avec la Turquie.
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