"A moyen terme, les dépenses (de l'UE pour la Pac) doivent pouvoir se situer nettement en dessous de la barre des 30%", a affirmé la ministre. La Pac, un thème central du sommet européen qui s'est traduit par un fiasco en fin de semaine dernière à Bruxelles, représente actuellement 43% du budget européen, la principale dépense, loin devant les aides structurelles (fonds régional pour les régions défavorisées).
La France en est le premier bénéficiaire, avec 9,4 milliards d'euros (21% des dépenses agricoles), devant l'Espagne (6,3 mds), l'Allemagne (6 mds) et l'Italie (5 mds). Lors du sommet de Bruxelles, le Premier ministre britannique Tony Blair s'était opposé jusqu'au bout au compromis proposé par la présidence luxembourgeoise de l'UE, en refusant de remettre en cause le rabais dont bénéficie son pays, si les dépenses agricoles, fermement défendues par la France, n'étaient pas revues.
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