"C'est déplorable, c'est un manque de respect de la biodiversité. En tant que protecteurs de la nature, on est révoltés", a déclaré à l'AFP la directrice de l'Aspas, Madline Rubin, rappelant que le loup était une espèce protégée par la directive "habitats, faune, flore" au niveau européen, mais aussi par la convention de Berne.
"La nouvelle ministre commence par tuer une espèce protégée, cela va être difficile de travailler avec elle", a prévenu Mme Rubin, évaluant le nombre de loups en France à "moins d'une cinquantaine", tandis que la ministre de l'Ecologie a évoqué une population comprise entre 70 et 90 individus. L'Aspas a jugé que la possibilité donnée aux éleveurs de procéder à des tirs de défense revenait à "légaliser le port d'armes pour les éleveurs".
Mme Rubin a estimé que l'augmentation des indemnisations des éleveurs victimes d'attaques pouvait être bénéfique à la protection du loup dans la mesure où cela "calmait les éleveurs et les rendait moins acharnés" contre l'animal. Mais elle a aussi souligné la possibilité d'abus. "Les trois quarts des attaques sont le fait de chiens divagants, le loup va être un prétexte pour se faire indemniser", a-t-elle affirmé.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026