"Au-delà de l'impact connu sur la santé et le bien-être des animaux, il existe une crainte réelle qu'une souche mutante d'influenza aviaire puisse déclencher une pandémie d'influenza humaine", rappelle le commissaire européen à la Santé et Protection des consommateurs, Markos Kyprianou. Le proposition de directive (loi européenne) mise jeudi sur la table par la Commission "vise à établir le meilleur système possible de prévention de nouveaux foyers de grippe aviaire dans l'UE, de gestion rapide des foyers qui se déclarent et de minimisation de leur impact", ajoute-t-il dans un communiqué.
Il existe déjà une législation européenne sur la grippe aviaire, mais qui prévoit des mesures obligatoires de surveillance et de contrôle par les Etats membres uniquement des souches "hautement pathogènes". Celles "faiblement pathogènes", parce qu'elles "ne causent généralement pas de maladies graves", ne sont ainsi pas actuellement visées, explique Bruxelles.
Tirant les leçons des récentes épidémies, qui ont notamment fait une cinquantaine de morts en Asie, la Commission entend désormais y remédier. "Il y a maintenant des preuves que les souches hautement pathogènes viennent de celles faiblement pathogènes et d'une mutation du virus", explique-t-elle. Et "lorsqu'elles mutent en des souches hautement pathogènes", celles faiblement pathogènes "peuvent provoquer une épidémie dévastatrice et éventuellement infecter les humains", ajoute Bruxelles.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »