(communiqué de l'Unceia du 19 avril)
Considérant :
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la libéralisation programmée du dispositif génétique français (DGF) dans le projet de loi d’orientation agricole (PLOA) affectant tous les acteurs gérant un monopole, telles que les Upra ;
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le droit communautaire en matière de reconnaissance des livres généalogiques et notamment la décision de la Commission de 1984 ;
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les différents échecs de la refondation de l’Upra Prim’holstein pourtant promue notamment par le ministère chargé de l’agriculture et par divers audits ;
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le constat de l’impossibilité de conduire ensemble des projets dans l’intérêt collectif des éleveurs ;
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le besoin impérieux pour tous les acteurs du DGF de s’adapter à ce contexte de ruptures politiques, juridiques et économiques fortes pour continuer de rendre des services de qualité au moindre coût aux éleveurs ;
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l’évolution du droit de la concurrence marquée par la transparence des tarifs et le principe fondamental de la libre adhésion et retrait d’une association ;
Les unités de sélection Prim’holstein, membres du deuxième collège, fortes de 125.000 éleveurs, adhérents de leurs coopératives de base, décident d’entamer un processus irréversible de séparation avec l’Upra Prim’holstein, prise en son premier collège de 8.500 adhérents, et d’ouvrir en ce sens les pourparlers de sortie.
Dans l’attente de leur départ, elles respecteront loyalement la répartition actuelle des missions, notamment le dispositif commun relatif à la morphologie et au fichier racial, et les règles institutionnelles de fonctionnement de l’Upra.
Cette décision mûrie permettra à l’Upra actuelle de recouvrer sa liberté pour mener à bien ses propres choix, à l’image de ce qui se fait dans les autres pays de l’Union européenne.
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