L'Unaf (Union nationale de l'apiculture française) estime que la mesure de restriction prise par le ministère de l'Agriculture concernant l'usage du fipronil, une substance insecticide, est insuffisante.
La mesure de restriction, publiée au Journal Officiel de mercredi, « se limite expressément à la seule cession à titre onéreux ou gratuit de semences traitées avec des produits phytopharmaceutiques contenant du fipronil », regrette l'Unaf dans une lettre ouverte au ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau rendue publique vendredi.
Le ministère de l'Agriculture et le ministère de la Consommation ont pris mercredi un nouvel arrêté « interdisant la mise sur le marché de semences traitées avec des produits phytopharmaceutiques contenant la substance dénommée "fipronil" ».
Pour l'Unaf, cette mesure « est évidemment lacunaire et insuffisante puisque elle laisse toute latitude au fabricant de fabriquer et commercialiser les produits eux-mêmes sur le territoire national, de même qu'elle laisse toute latitude pour l'utilisateur final sur le territoire national de procéder lui-même à l'enrobage à l'aide de produits à base de fipronil qui demeurent en vente libre ».
Cette interdiction faisait suite à l'annulation par le Conseil d'Etat lundi de l'interdiction des produits au fipronil, comme l'insecticide Régent du groupe BASF, décidée le 24 février 2004 par le ministère de l'Agriculture. Plusieurs enquêtes judiciaires, dont celle d'un juge de Saint-Gaudens qui a mis en examen BASF Agro, s'intéressent aux insecticides Régent TS et Gaucho (à base d'imidaclopride et fabriqué par Bayer CropScience) accusés par les apiculteurs de décimer les abeilles.
Le fipronil, une substance insecticide utilisée dans les produits pour l'agriculture, d'usage domestique et vétérinaire, ne présente pas de risque avéré pour la santé humaine, ont estimé mardi dans un communiqué l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et l'Agence française de sécurité sanitaire environnementale (Afsse). Toutefois, les deux agences « soulignent l'insuffisance des données disponibles sur la contamination des données alimentaires ».
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