"L'accord national signé pour tous les membres de l'interprofession laitière en septembre 2004 n'est plus respecté aujourd'hui par un grand nombre de coopératives laitières (Sodiaal, Coralis, Ulag, Ulpl) et la Fédération nationale des producteurs de lait (Fnpl) n'a pas réussi à redresser cette situation", justifie Lactalis dans son communiqué pour expliquer cette nouvelle baisse.
L'accord national conclu pour 2005 prévoyait une baisse moyenne annuelle de 2,2 euros/1.000 litres, répartie en une baisse de 4,5 euros au 1er trimestre, de 4,0 euros sur le 2ème trimestre et pas de diminution au second semestre.
Lactalis, qui est un groupe privé de Laval (Mayenne) et qui est la seule société importante qui n'est pas partie prenante de l'accord national, affirme qu'il a vu "sa position affaiblie dans plusieurs secteurs" et a donc ajusté "son prix du lait sur celui des coopératives laitières".
Lactalis espère toutefois "que ces entreprises reviendront rapidement sur leur décision de baisse des prix et appliqueront dans son intégralité l'accord national sur le prix du lait auquel il est attaché".
Dans ce cas, Lactalis affirme que "les sommes prélevées à ses producteurs feront alors immédiatement l'objet d'un complément de prix".
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