Le juge des référés a entendu les avocats des deux parties ainsi que ceux de magazines assignés par une association pour obtenir un droit de réponse aux pages de publicité de l'UIPP, organisme rassemblant les fabricants de pesticides.
Il rendra son jugement le mercredi 16 mars.
L'association écologiste Eaux et rivières de Bretagne réclame la suspension de la campagne publicitaire qu'elle juge mensongère et qui n'évoque selon elle "en aucune manière, la moindre précaution à prendre dans l'utilisation des pesticides de synthèse".
De son côté, Me Pierre-Yves Le Mazou, avocat d'une autre association, le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF), a dénoncé "le mensonge fondateur de l'UIPP", selon laquelle "on est condamné à manger de la chimie", par le biais des produits chimiques utilisés dans l'agriculture.
"L'agriculture intensive gaspille 70% des ressources d'eau", a poursuivi Me Le Mazou qui accuse les fabricants de pesticides de "propagation de fausse nouvelle".
De leur côté, les avocats de la défense ont mis en avant que la campagne publicitaire concernaient des "produits licites en vente libre" qui avaient respecté une "procédure d'homologation". Selon la défense, représentée notamment par Me Jean-Luc Soulier, "il n'y a dès lors pas lieu" d'interdire une telle campagne.
Les avocats des publications à qui un droit de réponse a été demandé par le MDRGF ont eux plaidé la nullité de la procédure.
L'UIPP a lancé le 10 février une campagne de publicité en faveur des pesticides dans des magazines et sur un site internet.
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