Dans ce cas, il suffit de charger et d'épandre. Mais au final, on ne valorise pas tous les éléments apportés. Non seulement cela coûte cher, mais de plus on risque d'en faire passer une partie dans la nappe phréatique …
La seconde méthode consiste à se préoccuper de la flore en place pour adapter l'apport d'engrais. Par exemple, si votre prairie permanente est riche en trèfle, vous pouvez diminuer la quantité d'azote apportée. Non seulement vous faites des économies, mais vous limitez aussi les fuites de nitrates.
L'économie réalisée sera utile pour investir dans des oligo éléments qui constituent probablement le facteur limitant primaire de la productivité de votre prairie. Et là aussi, la composition florale de votre prairie, mais aussi l'aspect des feuilles de plantes, doivent vous aider à déterminer ce qui manque.
En général, on admet, pour l'azote, les quantités suivantes :
- prairie pâturée avec peu de trèfle : 50 à 60 unités / ha
- prairie pâturée avec beaucoup de trèfle : 30 à 50 unités / ha
- prairie destinée à la fauche : 80 à 100 unités par ha.
Pour une prairie conduite de manière intensive (production de matière sèche supérieure à 10 tonnes/an/ha), la fertilisation phosphopotassique est de l'ordre de 100 unités de P et 200 unités de K par ha et par an.
De toutes façons, une analyse de sol vous confirmera les besoins. Les années passant, il n'est pas inutile de faire le lien entre le résultat des analyses successives et l'évolution de la composition florale. Avec l'expérience, la seconde vous permettra de vous passer de la première !
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