L'association écologiste Eaux et Rivières de Bretagne (ERB) s'inquiète des possibles conséquences sur l'homme d'un virus en développement dans les élevages porcins, et interroge les autorités sanitaires sur les risques à ce sujet.
Dans un courrier dont l'AFP a eu connaissance, adressé à l'Institut de veille sanitaire (IVS) et à l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), Eaux et Rivières écrit qu'une interrogation « concerne les risques de recombinaison du circovirus animal de type 2 avec les circovirus humains », entrainant « la possibilité de l'émergence d'une nouvelle maladie immunodéficitaire chez l'homme ».
Une autre interrogation porte sur « les risques sanitaires pour la Bretagne du fait d'un important contingent porcin immunologiquement fragilisé » dans cette région, note la lettre.
« Des virus aviaires qui s'humanisent »
Cette situation, estime-t-elle encore, est « susceptible d'être un facteur favorisant, d'une part, des infections bactériennes et, d'autre part, des maladies virales ».
A l'appui de ces interrogations, Eaux et Rivières rappelle que « les pandémies grippales humaines sont causées par des virus aviaires qui s'humanisent (...) Ce schéma de transmission du virus grippal (oiseaux - porc parfois - homme) est aujourd'hui admis par tous ».
Le circovirus porcin de type 2 (PCV2) entraîne « dans les élevages porcins mondiaux, et notamment dans les élevages à forte concentration, une maladie dénommée Map (Maladie d'amaigrissement du porcelet) en France et Pwmws » (Post weaning multisystemic wasting syndrom) dans les pays anglophones.
Une maladie majeure en élevage porcin
« Cette pathologie immunodéficitaire entraîne une mortalité variable de 15 à 30 % dans les élevages contaminés » en raison du développement d'infections secondaires, explique le Dr Philippe Loget, membre d'ERB.
La revue spécialisée Porc Magazine souligne, dans son numéro de janvier 2005, que la Map, apparue au Canada en 1991 et décrite pour la première fois en Bretagne en 1996, est désormais « une maladie majeure en élevage porcin » dans la première région productrice de France.
La Map se caractérise par un retard de croissance et un amaigrissement prononcés. « Les traitements antibiotiques sont inefficaces sur l'infection virale, même s'ils sont indispensables pour contrôler les infections secondaires », indique l'article, spécifiant que la mortalité « peut dépasser 50 % » dans certains cas.
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