« Cette loi va dans le bon sens », a déclaré à l'AFP Marie Casenave-Pere, directrice de la Fédération nationale du cheval. « Elle constitue un tournant important pour la professionnalisation de notre filière, qui est encore peu structurée et manque de valeurs collectives. »
« Ce texte apporte de la transparence », ajoute Paul Essartial, président de la Fédération des Conseils des chevaux, pour qui « on va bien vers une professionnalisation à tous les niveaux, notamment en facilitant l'installation des jeunes » dans le secteur.
L'ensemble des activités liées aux équidés
sont considérées comme des activités agricoles
Quant au président du groupe « cheval » à l'Assemblée nationale, le député UMP Jacques Myard (Yvelines), il insiste sur « les progrès » réalisés en quelques années et juge que l'essentiel des chantiers réglementaires sont désormais réglés.
Les parlementaires ont définitivement voté jeudi pour que l'ensemble des activités liées aux équidés, à l'exclusion des spectacles de chevaux, soient considérées comme des activités agricoles, une mesure annoncée par le gouvernement en juillet 2003.
La loi de finance avait déjà appliqué ce principe sur le plan fiscal, en exonérant la filière de taxe professionnelle et en lui appliquant un taux de TVA de 5,5 %. Avec cette loi, les professionnels du secteur bénéficient également du statut social des agriculteurs, ce qui leur donne droit à différents systèmes d'aides et favorise leur accès à la propriété.
En France, plus de 54.000 emplois sont induits par la filière cheval, dans les centres équestres, sur les hippodromes ou chez les éleveurs notamment.
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