La DGAL (direction générale de l'alimentation) vient de faire paraître un message concernant les nouvelles dispositions réglementaire de lutte contre le campagnol terrestre. Explications transmises par le Service régional de la protection des végétaux (SRPV) de Franche-Comté.
Est paru au Journal Officiel du 19 janvier 2005 l’arrêté interministériel (agriculture, écologie, santé, consommation) du 4 janvier 2005 relatif à la lutte contre le campagnol terrestre, en particulier aux conditions d’emploi de la bromadiolone. Il remplace celui du 17 décembre 2001. Il a été rédigé suite à une large consultation prenant en compte le bilan des dernières campagnes de lutte.
Les infestations de campagnols terrestres concernent soit de vastes zones (souvent des prairies permanentes en altitude : Franche-Comté, Massif Central en particulier) avec des évolutions cycliques des populations, soit des zones plus restreintes de vergers ou de cultures légumières dans lesquelles il est important de mener une lutte très précoce, dès les premiers signes de présence des campagnols.
Lutte raisonnée dont l’exécution est confiée aux groupements de défense
L’arrêté précise que, là où elle est nécessaire, la lutte doit être fondée sur la surveillance des populations et sur des méthodes raisonnées collectivement, pouvant être combinées entre elles, en particulier des méthodes préventives, comme la modification des pratiques agricoles, sur le piégeage ou sur des mesures favorisant la prédation. Il convient de contrôler au mieux ces rongeurs en évitant les effets sur la faune non cible. L’utilisation d’appâts empoisonnés à base de bromadiolone doit s’inscrire dans une démarche de lutte raisonnée dont l’exécution est confiée aux groupements de défense contre les organismes nuisibles et à leurs fédérations, sous le contrôle de la direction régionale de l’agriculture et de la forêt – service régional de la protection des végétaux. Les produits à utiliser ne peuvent être délivrés qu’aux groupements de défense contre les organismes nuisibles et à leurs fédérations et aux organismes ou entreprises de dératisation agréés au titre des articles L.254-1 à L.254-2 du code rural.
Traçabilité de la bromadiolone utilisée
La lutte par appâts empoisonnés ne peut se faire qu’à basse densité (pas plus d’un intervalle sur deux avec présence d’indices de campagnols terrestres lorsqu’on parcourt la plus grande diagonale d’une parcelle). La validité des comptages est maintenant limitée à un mois. Il est également possible de regrouper des parcelles pour effectuer ces comptages (sans dépasser 150 hectares), sous réserve d’abaisser le seuil de traitement (présence d’indices sur moins d’un intervalle sur trois). Il faut assurer la traçabilité de la bromadiolone utilisée dans le cadre de la lutte et communiquer un avis avant tout traitement et l’afficher en mairie au moins 48 heures à l’avance.
Par rapport à l’arrêté du 17 décembre 2001, l’organisation de la lutte est renforcée et l’utilisation des appâts empoisonnés encore plus encadrée. Les possibilités de dérogation au seuil de traitement n’ont pas été reconduites. Les dispositions du nouvel arrêté s’appliquent jusqu’au 31 janvier 2007.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
La FNB veut un plan pour « ne plus perdre aucune vache »