Au début des années 2000, l'Europe a demandé aux Etats membres de mettre en route des enquêtes « basées sur des prélèvements aléatoires à l'équarissage et en abattoir (...) visant à identifier la fréquence de la tremblante » chez les animaux de boucherie, a rappelé Marc Eloit.
Les équipes dont il a coordonné les travaux (Inra, Afssa, Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort, CEA) ont récupéré des prélèvements de caprins à la mi-2003 « pour voir si sous ce qualificatif "tremblante" il pouvait y avoir des cas d'ESB », a-t-il expliqué à l'AFP. « Des test rapides ont été réalisés pour faire le tri entre des centaines de prélèvements » de cerveaux de chèvres. Puis des souris ont été inoculées avec des échantillons des cerveaux douteux, dont l'un appartenait à un animal abattu en 2002, a-t-il dit. Il a ensuite fallu attendre une durée d'incubation de plus d'un an, puis effectuer un examen détaillé de ces souris. Puis il a fallu confronter les résultats, en discuter, pour arriver à une conclusion.
Une anecdote ou une situation avec une relative fréquence
« C'est à l'issue de ce travail (...) qu'on a pu conclure, pour un prélèvement, que c'était de l'ESB et que ça a pu être confirmé par le laboratoire communautaire de référence », a ajouté Marc Eloit.
Il s'agit maintenant de savoir « si ça relève d'une anecdote ou d'une situation avec une relative fréquence », ce qui aurait des implications différentes pour les mesures à prendre pour la consommation par l'homme, a-t-il encore dit.
La poursuite des recherches, a-t-il souligné, « relève plus d'une stratégie des gestionnaires, savoir quel type d'options ils vont prendre, à quel niveau ils vont mettre le principe dit de précaution, sachant que la priorité est de connaître mieux la fréquence de cette souche ». « Cela passe par une augmentation du nombre de tests, qui est prévue », a noté Marc Eloit.
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