Le revenu agricole devrait croître de 14,2 % par exploitant entre 2003 et 2011 dans l'Union européenne, selon un rapport publié lundi 17 janvier par la Commission européenne, qui prévoit cependant de fortes disparités entre "anciens" et "nouveaux" membres de l'Union européenne.
« Alors que le revenu agricole dans l'Union européenne des 15 devrait connaître une évolution modeste, avec une croissance de 5 % sur la période 2003-2011, une tendance plus prononcée et positive devrait se dégager dans les nouveaux pays membres, où (le revenu) devrait croître de 126,4 % », estime Bruxelles dans un rapport sur les perspectives du marché agricole européen d'ici à 2011.
Très positif dans les dix nouveaux pays de l'Union européenne
Ces prévisions ont été calculées en « termes réels », soit en tenant compte de la hausse des prix.
L'évolution s'expliquerait en partie par la réforme de la politique agricole commune (Pac), l'intégration des dix nouveaux membres dans le marché unique et « plus significativement par la forte hausse des fonds octroyés aux exploitants agricoles des nouveaux pays membres », selon le rapport, publié tous les ans par Bruxelles.
Globalement, l'impact de l'élargissement dans les dix nouveaux pays de l'Union européenne « est très positif », la production agricole devant « se stabiliser ou même croître en ce qui concerne les céréales et la viande », poursuit le rapport.
Les exploitants qui devraient le plus profiter de l'élargissement et de leur intégration dans le marché commun sont les Tchèques, les Hongrois, les Lituaniens et les Polonais.
Perspectives positives des marchés des céréales, de la viande et du lait
Sur 2004-2011, « les perspectives à moyen terme pour les marchés des céréales, de la viande et du lait apparaissent relativement positives grâce à la réforme de la Pac, des conditions favorables sur les marchés mondiaux et un retour présumé à un dollar plus fort », a précisé Bruxelles dans un communiqué.
L'orge continue de perdre en compétitivité en particulier comparé au blé et au maïs, alors que l'usage des céréales (produites dans l'Union européenne) stagne en raison d'une moindre croissance des cheptels et de gains de productivité dans l'alimentation animale dans de nombreux pays membres.
En revanche, le secteur de la viande « est revenu à une situation plus normale après les conditions extrêmes de marché dues à la deuxième crise de la vache folle, l'apparition de la fièvre aphteuse en 2001 puis de la grippe aviaire en 2003 », ajoute la Commission.
Production et consommation de porc et de volaille
La situation actuelle sur le marché de la viande bovine, « où la consommation est plus élevée que la production, devrait persister sur la période 2004-2011 ».
Quant à la production et la consommation de porc et de volaille, elle devrait continuer de croître à moyen terme, bénéficiant des échanges entre anciens et nouveaux membres de l'Union européenne.
Le marché des produits laitiers devrait lui aussi connaître une amélioration progressive après « le récent déséquilibre ».
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
L. Jacquin et J. Lecrosnier : « Robot et pâturage ne sont pas incompatibles »
Une conduite soignée des génisses pour vêler à 23,1 mois
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
« Certes tout n’est pas tout beau tout rose, mais il faut positiver ! »