Laurent Spanghero, le président de la Fédération nationale de l'industrie et du commerce en gros des viandes (Fnigcv), a exprimé sa colère cette semaine lors de la conférence des présidents de l'interprofession bovine et ovine (Intervev), révèle vendredi le journal spécialisé "Les Marchés".
« La colère commence à monter dans les rangs des entreprises. On ne comprend ni pourquoi le gouvernement se refuse obstinément à réformer le financement du SPE, ni pourquoi il s'entête à vouloir faire monter la pression fiscale », affirme l'ancien international de rugby dans une interview à cette publication.
Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Agriculture a affirmé « qu'aucune décision n'était encore prise sur le financement du SPE » même si tous les professionnels du secteur s'attendent à une augmentation en 2005 de la taxe, entrée en vigueur le 10 janvier 2004, que les abattoirs sont les seuls à payer pour 176 millions d'euros par an sur les 230 millions d'euros que ce service est censé coûté à l'Etat.
L'Etat lui ne verse que 54 millions d'euros par an. Le président de la Fnsea (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles) Jean-Michel Lemétayer réclame de son côté que cette part soit portée à 100 millions d'euros.
Inaporc (interprofession nationale porcine) et Interbev avaient dénoncé, fin 2004 dans un communiqué, « la gestion catastrophique du SPE », l'« opacité des transactions » et les « dérapages incontrôlés des coûts ».
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