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« La technique fonctionne bien quand la ration est adaptée. Le maïs grain humide apporte même une sécurité supplémentaire en réduisant les risques d’acidose sur les animaux à l’engrais. Le maïs fournit toujours la même énergie, mais se présente moins concentré que sous forme sèche dans l’estomac de l’animal. Il possède, en outre, une meilleure digestibilité qu’en sec.
Je pense que ce système intéresse plus particulièrement les engraisseurs spécialisés ou les éleveurs qui disposent d’un atelier d’engraissement à l’année. Car la contrainte la plus forte est l’avancement quotidien du boudin, de 200 à 250 kg. Il faut aussi disposer de surfaces suffisantes en maïs en zones productives. |
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 Solène Evennou : « Le maïs grain humide apporte même une sécurité supplémentaire en réduisant les risques d’acidose sur les animaux à l’engrais. » (© DR) |
La technique offre alors plus d’un avantage. Simple, le chantier est facile à mettre en œuvre, pas de silo à préparer. L’éleveur n’a pas besoin de disposer d’une cellule, d’un équipement de stockage particulier. En outre, il fabrique lui-même son aliment pour l’année entière à venir et la technique offre un confort de travail sur l’exploitation.
L’intérêt économique est réel, évalué à une réduction de 50% des coûts de production par l’éleveur et entrepreneur Yves Miot, de l’Earl du Mulon (lire son témoignage en cliquant ICI). Dans le contexte actuel, il semble que le meilleur moyen de valoriser le maïs est de le faire consommer sur place par les animaux. Des essais satisfaisants sont en cours dans des élevages bovins laitiers. Et dès cette année, deux éleveurs caprins se sont également lancés dans cette technique. La technique peut être extrapolée à d’autres céréales, comme le blé ou l’orge. »
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