"Les agriculteurs qui se sont engagés dans l'agriculture durable sont durement pénalisés par la mise en application" de la nouvelle Pac, affirme le texte d'une pétition que viennent de lancer conjointement la Confédération paysanne, le Groupement des agriculteurs biologiques (Gab) des Côtes d'Armor, ainsi que le Cedapa (Centre d'étude pour un développement agricole plus autonome).
De plus, déplorent ces agriculteurs, "le gouvernement français a choisi de fixer le montant d'aides que chaque agriculteur touchera en fonction du montant d'aides qu'il touchait en moyenne" en 2000, 2001 et 2002 et "ce, normalement, jusqu'en 2013".
Ainsi, affirment-ils, les tenants de l'agriculture durable, qui développent par exemple des productions laitières et bovines à base d'herbe et respectueuses de l'environnement, continueront à percevoir peu d'aides, contrairement à ceux qui font les mêmes productions en privilégiant des cultures aidées précédemment, y compris malgré leur caractère polluant comme le maïs.
"Les plus intensifs seront les gagnants de la Pac (...) Cette distorsion de concurrence met en péril le maintien des fermes durables dans un contexte de baisse des prix" aux producteurs, assurent les signataires, selon lesquels "le règlement européen offre pourtant des solutions", qui n'ont pas été retenues par la France.
Les premières phases de la nouvelle Pac sont entrées en vigueur au 1er janvier. Le découplage entre les aides perçues et le niveau de production entrera en vigueur au 1er janvier 2006.
L'agriculture durable, qui se veut rentable, repose prioritairement sur un équilibre entre économie et environnement. |
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »