Les taxes parafiscales auxquelles sont soumises les agriculteurs, que la justice soupçonne d'avoir été détournées par des responsables de la FNSEA au profit de ce syndicat paysan majoritaire, ont été "gérées en toute transparence jusqu'en 1998, pour moitié par la Fédération et pour moitié par des fonctionnaires", a affirmé M. Guyau lors d'une conférence de presse à son domicile de Thorigny (Vendée).
Luc Guyau, président de la FNSEA de 1992 à 2001, a été mis en examen jeudi 5 février à Paris pour "complicité et recel d'abus de biens sociaux" et laissé en liberté. Dans un communiqué publié dès le lendemain 6 février, il avait nié que la FNSEA ou ses dirigeants aient jamais "piqué dans la caisse". Selon lui, les taxes obligatoires, sur la redistribution desquelles la justice enquête, représentent "la solidarité de ces 40 dernières années" entre agriculteurs, par "le soutien des céréaliers aux éleveurs" et à leurs organisations professionnelles.
"Le système", a-t-il dit lundi, "a eu l'accord et l'appui des ministres de droite comme de gauche, de l'Agriculture et des Finances entre 1971 et 1998", avant qu'un rapport de la Cour des Comptes ne mette en cause "la conformité aux règlements" de cet "accord faisant partie de la cogestion".
L'actuel président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer, avait également affirmé dès le 6 février que l'affectation d'une partie des taxes en faveur des éleveurs s'était toujours faite avec "l'accord de l'ensemble des ministres" de l'Agriculture et des Finances qui se sont succédés pendant la période concernée. Luc Guyau, 55 ans, préside depuis 2001 l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture (APCA). Il est réputé proche du président Jacques Chirac. |
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