Les délégués de 166 pays et 25 organisations internationales ou non gouvernementales, membres de l'OIE, travailleront en particulier sur la traçabilité des animaux (création de registres et de base de données des élevages, par exemple) et sur l'appréciation, au cas par cas, des vaccins pour animaux fabriqués avec des organismes génétiquement modifiés (OGM), sujet qu'elle aborde sans position de principe.
Elle s'attachera également à élaborer des normes internationales sur le bien-être animal, qui concerneront le transport, les méthodes d'abattage, etc. "pour éviter toute souffrance inutile".
L'OIE affinera aussi les règles de prudence à appliquer en cas de crise, par exemple sur les nouveaux cas de vache folle comme celui découvert récemment aux Etats-Unis.
Cet unique cas, qui était d'origine canadienne, a entraîné pour les produits américains des embargos de différents pays avec des conséquences économiques catastrophiques, de plusieurs milliards de dollars, a-t-il souligné.
Aussi l'OIE recommandera pour certains produits américains la levée des embargos encore en vigueur, à la condition que les Etats-Unis se plient aux règles de prudence préconisées par l'Organisation, ce qu'"ils commencent à faire", a relevé M. Vallat. "Mais certains pays imposent encore un embargo total pour des raisons politiques ou commerciales", a-t-il dit.
L'OIE fera aussi le point sur la grippe aviaire, l'une des trois crises majeures qu'a connues l'OIE ces dix dernières années.
La grippe aviaire, qui a touché 10 pays et obligé à abattre 100 millions de poulets, ne concerne plus maintenant que "très peu de foyers, mais il en existe encore", a averti M. Vallat, qui juge "satisfaisante" l'action de l'OIE dans cette crise.
"Mais il faut continuer, car le virus persiste: sa circulation est réduite mais il circule encore". Des cas ont encore été détectés ce dernier mois en Thaïlande, Vietnam, Cambodge et Indonésie, a-t-il précisé.
Autre sujet d'inquiétude, "les zoonoses émergentes", c'est-à-dire les maladies animales nouvelles ou devenant transmissibles à l'homme, qui apparaissent à la suite de contacts nouveaux entre des animaux et des hommes.
L'un des cas les plus inquiétants est advenu en Malaisie : à la suite de déforestations, des chauves-souris jusque là isolées dans la forêt ont été en contact avec des hommes et leurs élevages de porcs : elles ont transmis un nouveau virus, le Nipah, redoutable pour les porcins mais aussi pour l'homme.
"Le Nipah a tué tous les porcs de Malaisie il y a 3 ans, ce qui a été une catastrophe nationale, et a aussi causé la mort d'une centaine de personnes", a-t-il raconté. Le Nipah est depuis apparu dans d'autres pays d'Asie. |
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