La première séance de négociations entre les industriels privés, les coopératives et les producteurs laitiers n'avait donné aucun résultat, ces derniers claquant la porte après plusieurs heures d'exposés des positions de chacun, sans qu'une véritable négociation ait commencé. Seul un accord intervenant mardi permettrait de fixer le prix du lait pour le 1er trimestre 2004. Au-delà de cette date, les prix du lait seraient fixés librement, entreprise par entreprise, ont affirmé les transformateurs.
La Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) avait jugé comme une "provocation" l'attitude des entreprises qui avaient proposé, le 22 janvier, une forte baisse du prix du lait payé aux producteurs, estimée à environ 18 euros/1.000 litres, soit 6 à 7% de moins que le prix moyen actuel.
La reprise inattendue des négociations fait suite, selon un porte-parole de la FNPL, au "rapport de forces" instauré par les producteurs de lait au cours de manifestations, principalement dans l'ouest du pays, la semaine dernière. La Confédération paysanne, syndicat minoritaire qui ne fait pas partie de l'interprofession laitière, a annoncé dans un communiqué qu'elle s'"inviterait" à cette réunion du "comité du suivi du prix du lait", tenue sous l'égide du Centre national interprofessionnel de l'économie laitière (CNIEL) car, selon elle, "une solution acceptable nécessite l'engagement de tous pour une réorganisation de la politique laitière européenne". |
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