"Ce n'est pas aux acteurs économiques de discuter entre eux des textes fiscaux : nous disons au gouvernement mettez en place les textes, nous les appliquerons", a lancé M. Bédier, en réponse aux critiques des fédérations et syndicats agricoles qui accusent la distribution de refuser le nouveau système. Entrée en vigueur le 10 janvier, la nouvelle taxe sur l'équarissage, prélevée sur les abattoirs, devrait être, selon un accord de principe dans la filière conclu fin décembre, répercutée sur la grande distribution.
Cette taxe doit rapporter 176 millions d'euros par an sur les 245 millions d'euros que le SPE (Service Public à l'Equarrissage) est censé coûter à l'Etat, et remplace une contribution versée auparavant par la grande distribution. Crée par une loi de 1996, le SPE, assuré par les équarrisseurs, a collecté 1,1 million de tonnes en 2003.
M. Bédier s'en est pris aux industriels de la transformation de la viande, qui selon lui voudraient utiliser ce nouveau système pour financer leurs exportations, alors que "le cadre légal ne permet pas aux industriels d'avoir mention (de la taxe) sur la facture".
Le groupe Carrefour a réaffirmé de son côté jeudi qu'il "souhaite que cette répercussion soit effectuée dans un cadre juridique clairement défini et validé par les pouvoirs publics, en accord avec les dispositions européennes".
Les éleveurs bovins ont menacé mercredi de bloquer des hypers Carrefour et la FNSEA jeudi a dénoncé dans un communiqué "le désengagement de l'Etat, l'hypocrisie de la grande distribution et l'irresponsabilité des acteurs de la filière". "Les pouvoirs publics doivent garantir le respect du shéma défini et rappeler à l'ordre l'ensemble de la filière, en commençant par la distribution", a conclu le syndicat agricole. |
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