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M. Lepeltier a d'abord rencontré quelques éleveurs et élus locaux à Chèze avant de rejoindre la sous-préfecture d'Argeles-Gazost, où une cinquantaine d'éleveurs ont salué l'arrivée du ministre par des jets de pétards. Tandis que M. Lepeltier participait à une réunion avec les représentants des éleveurs, devant le bâtiment un groupe arborait des banderoles "non à l'ours" "combien ça coûte, qui paie", "le pays toy, pays des moutons". |
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« Si on veut les réintroduire en force ici, ça se passera sans doute assez mal. » |
« Si des ours devaient être présents, que ce soit sur des territoires bien définis, où il seraient parqués, surveillés pour ne pas gêner les activités (humaines) existantes. Mais si l'on veut les réintroduire en force ici, ça se passera sans doute assez mal », a prévenu Marylise Broueilh, présidente du syndicat des éleveurs de l'AOC Barèges-Gavarnie, la seule AOC ovine de France, interrogée par l'AFP en marge de la rencontre, avant que le ministre ne rejoigne Tarbes, où il devait rencontrer les chasseurs, et les défenseurs de l'environnement favorables aux ours.
« Une épée de Damoclès sur nos têtes »
« La présence de l'ours dans notre vallée, c'est une épée de Damoclès sur nos têtes, rendant impossible la poursuite de notre activité avec sérénité, et menaçant l'activité de 150 éleveurs », a-t-elle déclaré. « L'élevage dans les vallées de montagne est le socle sur lequel repose l'activité touristique : c'est par l'action de nos troupeaux que nous entretenons les paysages car ils permettent l'existence d'une biodiversité », a-t-elle expliqué. « L'attitude de l'Etat a été déplorable jusqu'à maintenant. Il n'a pas joué franc-jeu se laissant embarquer sur les positions d'associations qui vocifèrent de manière intempestive et dont les trois-quarts des membres n'habitent pas dans les vallées concernées », a conclu Mme Broueilh.
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