C'est ce que l'on peut espérer, selon les propos de Bernard Bonaïti, de l'Inra Jouy en Josas.
L'indexation des mammites cliniques est déjà effective dans plusieurs pays nordiques : Danemark, Finlande, Suède, Norvège. Certains auteurs y considèrent qu'en l’absence de sélection sur les mammites, on peut craindre une détérioration de 0,2 mammite clinique par vache en dix ans, expliquait Bernard Bonaïti, de l'Inra de Jouy en Josas, lors d'une journée génétique Urceo le mois dernier. Et de parler du coût des mammites cliniques : perte de production, prix du lait, traitement vétérinaire, élimination, temps de surveillance.
En France il existe déjà un index cellules qui permet déjà de travailler génétiquement ce caractère, « mais avec l’index mammites nous pourrions faire mieux » affirme Bernard Bonaïti, expliquant que les deux caractères sont partiellement différents. L’index mammites lui semble notamment un complément d’information à faible coût, et un outil pour augmenter le potentiel total d’amélioration génétique.
« Si tout le monde s’y met et que l’information remonte à l’Inra à Jouy » Bernard Bonaïti, de l’Inra, espère la sortie des index provisoires probablement dès le début de l’année 2005. La sortie des index mammites officiels pourrait alors arriver d’ici deux ans, voire moins si Contrôle laitier et éleveurs sont motivés pour remonter les données.

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