|
|
 (© © INRA/C. Maître Réf. PCD9012 – IMG0052.PCD) |
Un défi à relever par la filière porcine est de proposer des systèmes d’élevage plus acceptables par les citoyens, en terme notamment d’impact sur l’environnement et sur le bien-être animal, sans négliger l’impact sur la qualité de la viande et les coûts de production. L’originalité de ce travail, représentatif de la démarche « Porcherie verte », repose sur une approche globale et multidisciplinaire.
|
L’impact sur l’environnement
Les effluents excrétés ont été analysés, la concentration en poussières et en odeurs, ainsi que les émissions d’ammoniac dans les bâtiments ont été évaluées. On observe une teneur en poussières légèrement supérieure et une émission d’ammoniac légèrement inférieure dans la salle « litière » comparativement à la salle « caillebotis ». Surtout, on observe une réduction très forte de la production d’odeurs dans le système alternatif sur litière.
Le bien-être animal
Les activités des porcs (repos, investigation (« exploration »), alimentation…) ont été enregistrés par vidéo et analysées toutes les 10 minutes. Les porcs du système alternatif ont une activité d’investigation plus importante que les porcs sur caillebotis . Ils passent plus de temps à « explorer » leur environnement, en particulier à fouiller leur litière et le sol, et se détournent davantage de leurs congénères. Ce comportement révèle un mieux-être de ces animaux, plus actifs.
Ils sont également moins sensibles aux pathologies respiratoires.
La qualité des viandes
Un jury d’analyse sensorielle a testé les viandes : la viande issue des animaux élevés sur litière-courette est plus juteuse et tend à être jugée comme plus tendre par ces professionnels.
Les porcs sont alimentés à volonté dans les deux élevages. Les porcs du système alternatif ont une vitesse de croissance supérieure ; elle est due à une consommation alimentaire plus importante. Leur poids à l’abattage est plus élevé (+ 7 kg). Les carcasses sont plus grasses, et l’aptitude à la transformation en jambon cuit est inférieure à celle des porcs élevés sur caillebotis.
Les coûts de production sont légèrement supérieurs pour le système d’élevage alternatif, en raison du coût alimentaire et de charges de travail (entretien de la litière) plus élevés.
D’autres résultats sont attendus, concernant le stress en élevage, ou l’acceptabilité des produits par les consommateurs.
(1)Unité mixte « Veau et Porc » INRA-AgroCampus Rennes, départements « Physiologie animale et systèmes d'élevage » et « Alimentation humaine », centre INRA de Rennes.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026