BESANCON, 11 oct 2004 (AFP) - Otage des divisions entre producteurs de la plaine et artisans des montagnes, la saucisse de Morteau attend vainement sa reconnaissance par une indication géographique protégée (IGP).
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Chacun des deux camps veut croire au prochain aboutissement des négociations en cours mais la vénérable charcuterie franc-comtoise n'en est plus à une déception près. Début 2002, le label régional qui la protégeait a expiré sans qu'aucune autre certification le remplace, faute d'accord entre les deux zones de production délimitées par le massif jurassien. Ceux "du haut", une vingtaine d'artisans, partisans de "la véritable saucisse de Morteau", avaient tenté de passer en force, à la fin des années 90, en demandant une IGP réservée aux seuls producteurs installés dans les zones de montagne situées à 600 mètres au moins. Emoi chez les fabricants franc-comtois "du bas", du Territoire de Belfort à la plaine bisontine, souvent installés depuis des générations, et qui représentent plus des deux-tiers de la production de Morteau. L'affaire était remontée jusqu'au Conseil d'Etat qui avait tranché : pas question d'une IGP réservée aux seuls cantons du Haut-Doubs, le label sera franc-comtois ou ne sera pas ; aux deux camps de s'accorder. C'est ce qu'ils tentent de faire depuis plus de quatre ans, en cherchant le consensus, point après point. Depuis plusieurs mois, les négociations achoppent sur la question, essentielle pour les connaisseurs de Morteau, du fumage de la saucisse. |
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