Michel Grasset est éleveur de bovins viande à la Boissière-du-Doré en Loire-Atlantique à 30 km au sud-est de Nantes. Grâce à une réduction des charges et une excellente organisation, il arrive à s’en sortir. Explications.
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Installé en 1984, Michel Grasset est aujourd’hui à la tête d’une exploitation de 145 ha dont 100 ha de prairie et 45 ha de cultures autoconsommées (maïs ensilage, blé, orge, avoine). Le troupeau est composé d’une centaine de vaches allaitantes de race charolaise. Les taurillons sont élevés sur la ferme et abattus à 17 mois ou vendu en reproducteur. Les mères, les génisses, les veaux et taurillons représentent en tout 300 têtes de bétail.
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Pour s’en sortir, Michel Grasset a travaillé sur la réduction des charges avec la mise en place d’un système herbe, « les bêtes sont au pâturage du 15 mars au 1er novembre ». Les coûts d’alimentation sont maîtrisés : « L’engraissement se fait avec des produits de la ferme : céréales autoconsommées et ensilage. Les seuls achats extérieurs concernent les compléments azotés. Par ailleurs, je limite au maximum les coûts de traitement et d’engrais sur les cultures. »
La réduction des charges passe aussi par la sélection des animaux en partenariat avec le contrôle de croissance et les centres d’insémination. « On obtient des bêtes plus résistantes avec de bonnes qualité de vêlage donc de moindres frais vétérinaires, on travaille aussi sur l’amélioration de la lactation ce qui peut avoir une incidence sur le poids final de carcasse. » |
Les atouts de Michel Grasset
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Seul sur son exploitation, Michel Grasset a dû mettre en place une organisation rationnelle. Ses bâtiments sont fonctionnels et permettent une distribution mécanisée du foin et de l’ensilage. Les bêtes sont alimentées une fois par jour, le matin. Enfin, il travaille par lot notamment pour les vêlages étalés en lots homogènes de septembre à novembre. L’exemple de Michel Grasset montre qu’en réduisant ses charges et en s’organisant au mieux, il est possible de s’en sortir aujourd’hui en bovins viande.
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