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Lors de l'audience, l'avocat de l'Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas), Me Benoît Candon, a estimé que "cette mesure extrême (...) mettrait en péril" une population "extrêmement fragile", rappelant que le loup est une espèce "protégée au niveau national, européen et international". Le ministre de l'Ecologie Serge Lepeltier a autorisé le 19 juillet, à titre exceptionnel et sous conditions, l'abattage de quatre spécimens d'ici la fin 2004 afin de limiter localement la pression du loup sur les troupeaux.
Le 7 août, le tribunal administratif de Nice a suspendu l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes autorisant l'abattage du loup dans ce département. Selon Me Candon, le choix d'autoriser l'abattage de 4 loups, ou trois si les les trois premières bêtes tuées sont des femelles, relève d'une supposition du ministre "de l'ordre de la science-fiction", ajoutant que ce "prélèvement" de près de 10% de la population des loups estimée dans l'arc alpin, est "énorme et disproportionné".
Selon les estimations du ministère de l'écologie, une cinquantaine de loups vivent dans l'arc alpin. Le secrétaire général de la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Gilles Bernard, a lui insisté sur la progression constante des dégâts provoqués par le loup, affirmant que 274 moutons ont été tués par le loup dans son département depuis le debut de l'année. "Avec cette mesure, il ne s'agit pas de réduire la population des loups mais de réduire sa progression", a-t-il expliqué. |
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