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A Marsat (Puy-de-Dôme), près de Riom, les militants - 500 selon les organisateurs, 300 selon la police - ont entièrement détruit un champ de 5 hectares de maïs, dont 1,5 hectare de plants génétiquement modifiés, sous les yeux d'environ 90 gendarmes mobiles et les insultes de presque autant de chercheurs et d'agriculteurs venus défendre les cultures.
Les militants pro-OGM s'étaient positionnés à l'intérieur d'un grillage entourant la parcelle de maïs, mais les anti-OGM, après avoir été tenus une demi-heure à distance par les forces de l'ordre, ont réussi à renverser le grillage et à piétiner les cultures au cri de "OGM, non, non et non!". L'atmosphère était tendue et, après quelques bousculades, coups et insultes, les tentatives de discussions tournaient vite court entre les deux groupes, qui affichaient leurs convictions sur leurs T-shirts: "Halte aux destructions d'essais" d'un côté, "Faucheur volontaire d'OGM" de l'autre, alors les gendarmes essayaient de séparer les plus virulents. En quelques minutes, le champ était détruit et les militants anti-OGM, parmi lesquels se trouvaient Gilles Lemaire, secrétaire national des Verts, et Gérard Leras, chef de file des élus Verts de Rhône-Alpes, acceptaient de se retirer. Deux d'entre eux ont été interpellés et placés en garde à vue. "Il s'agissait de neutraliser les recherches. Le résultat est positif. On a montré qu'ici et dans le Loiret, on était nombreux", s'est félicité Olivier Keller, "faucheur" et membre de la confédération paysanne.
A Greneville-en-Beauce, près de Pithiviers (Loiret), les "faucheurs" étaient environ 160 et comptaient dans leurs rangs les élus Verts Yves Contassot, adjoint au maire de Paris chargé de l'environnement, et Francine Bavay, vice-présidente du conseil régional d'Ile-de-France. Aucune contre-manifestation n'avait été organisée. Les "faucheurs" ont détruit une parcelle de près de 3 hectares de maïs génétiquement modifié, sous les yeux d'une cinquantaine de gendarmes qui, appuyés par un hélicoptère, ne se sont pas opposés à l'arrachage mais ont contrôlé l'identité des conducteurs des véhicules transportant les militants à l'issue de l'opération.
Dans le Puy-de-Dôme, les agriculteurs pro-OGM mobilisés et les scientifiques de la firme Biogemma, qui menait à Marsat des recherches sur les engrais azotés du maïs et sur la résistance de cette plante à la sécheresse, ont fait part de leur amertume. "C'est une défaite de la démocratie et de l'Etat de droit. Ce qui s'est passé est gravissisme pour la recherche, et cela fait le jeu de nos concurrents américains", expliquait Alain Toppan, responsable des essais en plein champ chez Biogemma. Dans la matinée, les responsables de Biogemma et de la firme semencière Limagrain, son actionnaire principal, avaient expliqué à la presse qu'après une phase d'essais en laboratoire, les essais en plein champ, dans des conditions climatiques réelles, leur étaient absolument nécessaires. |
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