Les marchés européens ont retrouvé un certain dynamisme : « la "pénurie" du moment justifie une correction des prix qui n'est qu'à son début si les disponibilités de porcs continuaient à réduire», indique le directeur du marché du porc breton.
L'offre en moins résulte, explique-t-il, «des effets de la canicule mais aussi des conséquences de la crise qui a provoqué de nombreux ajustements de cheptels ».
Ainsi, dans la zone Uniporc Ouest en 7 semaines, le poids moyen a chuté de 1,8 kg contre 400 g l'an passé. D'après Jean-Pierre Joly, il devrait encore baisser « car les porcs sont abattus plus vite ».
383.697 porcs ont été abattus la semaine dernière, soit 25.000 de moins que pour la même semaine 2003, et au MPB, on estime que «la semaine qui débute connaîtra le même déficit» ...
Et le bras de fer engagé se poursuit. Lundi, lors du premier marché de cette huitième semaine de l'année, 6.946 porcs ont été invendus «dans un marché normalement approvisionné (14.091) », indique le MPB. Les groupements de producteurs vendeurs ont estimé que la demande en porcs vif nécessitait de meilleurs prix que ceux proposés par les abattoirs. «Les refus de vente se sont succédés sans que les abattoirs n'améliorent leurs offres de prix au cours du marché. Pourtant, les enlèvements sont très rapides, les offres très fluides », précise le MPB. Le cours s'est établit à 1.036 Eu/kg en hausse minime de 0.002 euro.
Autre facteur en faveur des vendeurs, il semble que les exportations Pays Tiers s'activent, bénéficiant de la chute de consommation de volaille en Asie, et d'une demande vers les viandes de substitution, dont la viande de porc. A suivre avec le marché de ce jeudi...
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