Venus principalement du Tarn-et-Garonne, du Lot et de l'Aveyron, les manifestants se sont successivement rendus devant trois laiteries de l'agglomération montalbanaise, où ils ont été reçus pour exprimer leurs inquiétudes après l'échec des négociations sur le prix du lait en France. Réunis jeudi à Paris, les industriels privés, coopératives et producteurs du secteur se sont séparés sans trouver d'accord, les producteurs ayant qualifié de "provocation" la proposition des entreprises de réduire de 18 euros pour 1.000 litres le prix du lait.
"Cette baisse annoncée n'est qu'une application anticipée de la réforme de la politique agricole commune (PAC)", a déploré mardi Jean Doumeng, secrétaire général de la fédération régionale des producteurs de lait de Midi-Pyrénées. "Cela représenterait pour nous une baisse de revenus de 6 à 7%. Nous exigeons le maintien des prix actuels pendant six mois", a-t-il ajouté.
Les manifestants se sont dispersés sans incident en milieu d'après-midi, après avoir brûlé des palettes de bois devant les trois établissements.
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