"Je regrette profondément qu'on n'ait pas adhéré aux points de vue danois, et je constate en outre qu'on était complètement seuls, même les pays qui ont manifesté leur soutien par le passé à notre position, ne pouvaient le faire hier (lundi) et j'en suis très, très désolé", a déclaré M. Rasmussen, lors d'un point de presse, à l'issue du conseil des ministres.
"Nous avons une attitude très claire concernant le bien-être des animaux. Nous souhaitons qu'il y ait des règles communes de l'Union européenne sur une durée maximale de transport de huit heures des bêtes, et que ces dernières aient plus de place lors des transports", a-t-il ajouté.
Le dirigeant libéral danois a souligné cependant que le gouvernement n'a pas renoncé à cette affaire.
"Je veux souligner que nous n'avons pas renoncé à ce cas, et nous envisageons naturellement comment nous allons le poursuivre, car nous ne changeons pas de point de vue", a-t-il observé.
Le chef du gouvernement danois place ses espoirs dans le nouveau traité de l'Union européenne, soumis à un référendum au Danemark et dans d'autres Etats membres.
"Il contient un nouvel article stipulant la nécessité de tenir compte du bien-être des animaux lors de la prise de décisions communautaires. Il renferme aussi un point essentiel selon lequel le Parlement européen dorénavant devient co-législateur entre autres dans la question du bien-être des bêtes".
"Dans la décision prise hier (lundi), le Parlement européen n'était pas co-législateur. Il avait donné son avis au Conseil des ministres, et exprimé des points de vue correspondant à ceux des Danois", a rappelé M. Rasmussen.
"En d'autres termes, si le nouveau traité était en vigueur aujourd'hui, nous aurions eu un Parlement européen qui aurait soutenu notre position", a-t-il conclu. |
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