Tous ont été placés sous contrôle judiciaire. Mardi, le Groupe d'intervention régional (GIR) avait interpellé une cinquantaine de personnes, dont 36 étrangers de différentes nationalités, au terme de deux mois d'enquête sur les pratiques dans le milieu du ramassage de volailles, de source proche de l'enquête.
Les travailleurs clandestins, des Marocains, des Algériens, des Estoniens, des Tchétchènes, des Angolais et des Congolais, étaient employés la nuit pour ramasser les poulets d'élevage vivants destinés à l'abattage, une activité pénible rétribuée autour de 15 euros la vacation.
Six clandestins en situation irrégulière ont fait l'objet d'une procédure de reconduite à la frontière, précise le communiqué du parquet. Tous les autres ont été relâchés. Les entrepreneurs déférés au parquet étaient des indépendants qui géraient des structures spécialisées auxquels était sous-traité le ramassage des poulets et qui employaient 80% de travailleurs clandestins, de source proche de l'enquête.
Ils ont été mis en examen pour aide au séjour d'irréguliers, emploi et recrutement d'étrangers sans autorisation de travail et travail dissimulé, précise le communiqué du Parquet. Le salarié, qui travaillait pour "les Fermiers Landais", la plus grosse structure du secteur dans le département, est quant-à-lui poursuivi pour "recours à des entrepreneurs exerçant un travail dissimulé".
Ces derniers jours, les enquêteurs du GIR ont mené des auditions et des perquisitions dans le milieu des éleveurs de volailles, et notamment au siège des Fermiers Landais. Tous les professionnels interrogés ont nié être au courant de l'emploi de travailleurs clandestins. |
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